Tchad
Chargement...
Que faire en cas d'achat d'un produit défectueux ou de service non conforme ? Vos recours légaux au Tchad.
Chaque citoyen tchadien est un consommateur au quotidien. La loi (Code Civil et réglementations commerciales) impose des obligations strictes aux commerçants professionnels pour protéger l'acheteur contre les tromperies, les produits dégradés ou les services inaboutis.
Lorsque vous achetez un produit auprès d'un professionnel au Tchad, ce dernier est tenu à des engagements clairs :
Q : J'ai acheté un groupe électrogène qui a cessé de fonctionner après seulement 3 jours d'utilisation. Le commerçant refuse de le rembourser ou de le réparer, affirmant qu'il n'offre aucune garantie. Que puis-je faire ?
R : Le commerçant est dans son tort. L'Article 1641 du Code Civil relatif à la garantie des vices cachés est une obligation d'ordre public : aucun commerçant ne peut s'y soustraire, même s'il écrit sur sa facture "ni retourné, ni échangé".
Vous devez :
Q : Un supermarché ou une boutique affiche des prix en rayon différents de ceux facturés à la caisse. Quel prix dois-je légalement payer ?
R : Vous devez payer le prix affiché en rayon.
La loi commerciale stipule que le prix affiché en rayon constitue l'offre ferme de vente acceptée par le consommateur. Si l'erreur est commise par le commerçant, ce dernier est obligé de vous vendre le produit au tarif le plus bas affiché. Le cas contraire constitue une pratique commerciale trompeuse répréhensible.
Voici les articles officiels et intégraux issus des codes juridiques tchadiens, rattachés de manière certifiée à cette thématique civique.
Lorsque des marchandises ne sont pas vendues en bloc, mais au poids, au compte ou à la mesure, la vente n’est point parfaite, en ce sens que les choses vendues sont aux risques du vendeur jusqu’à ce qu’elles soient pesées, comptées ou mesurées ; mais l’acheteur peut en demander ou la délivrance ou des dommages-intérêts, s’il y a lieu, en cas d’inexécution de l’engagement. Art.1586. – Si, au contraire, les marchandises ont été vendues en bloc, la vente est parfaite, quoique les marchandises n’aient pas encore été pesées, comptées ou mesurées.
Il ne sera pas non plus obligé à la délivrance, quand même il aurait accordé un délai pour le payement, si, depuis la vente, l’acheteur est tombé en faillite ou en état de déconfiture, en sorte que le vendeur se trouve en danger imminent de perdre le prix ; à moins que l’acheteur ne lui donne caution de payer au terme.
La garantie que le vendeur doit à l’acquéreur, a deux objets : le premier est la possession paisible de la chose vendue ; le second, les défauts cachés de cette chose ou les vices rédhibitoires.
Quoique lors de la vente il n’ait été fait aucune stipulation sur la garantie, le vendeur est obligé de droit à garantir l’acquéreur de l’éviction qu’il souffre dans la totalité ou partie de l’objet vendu, ou des charges prétendues sur cet objet, et non déclarées lors de la vente.
Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage, que l’acheteur ne l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il les avait connus.
2 ressources pertinentes trouvées
Ces fiches d'explication citoyenne sont fournies à titre informatif et d'éducation populaire. Elles s'appuient sur la Constitution de 2025 ainsi que sur les lois et codes officiels tchadiens en vigueur.
Elles ne remplacent pas une consultation personnalisée chez un avocat pour vos contentieux ou procédures judiciaires en cours.